Il paraît qu’il existe deux types de gens
Il paraît qu’il existe deux types de gens : ceux qui choisissent un miroir en dix minutes, et ceux qui transforment cette mission en quête épique, presque spirituelle. Je n’aurais jamais cru qu’un simple cadre réfléchissant me ferait autant réfléchir. Et pourtant… me voilà, à tourner autour de trois modèles comme si je devais élire le nouveau président de mon salon.
Je vous embarque avec moi dans ce petit récit, parce qu’honnêtement, choisir un miroir est presque aussi intime que choisir un jean blanc : ça a l’air simple, mais on peut vite regretter.
Mon salon et son manque d’étincelle
Mon salon, je l’aime. Vraiment. Mais il avait ce “je-ne-sais-pas-quoi” de trop sage, trop lisse, trop… plat. Rien ne reflétait la lumière, rien ne faisait respirer l’espace. C’était un peu comme une photo sans filtre : correcte, mais pas inoubliable.
D’où l’idée d’ajouter un miroir.
Je voulais une pièce qui agrandisse l’espace sans en avoir l’air, qui éclaire sans trop me renvoyer ma tête du matin, et qui apporte un effet “waouh” sans pour autant crier : « Regardez-moi, je suis une diva murale ! »
Voici ma sélection de miroirs pour mon salon
Candidat n°1 : OBSTRUP, Jysk
68 x 152 cm, blanc, 79,99 €
Le premier que j’ai repéré, c’est OBSTRUP. Grand, élancé, blanc, minimaliste.
Il a une présence douce, légère. Le blanc, c’est cette couleur qui ne prend jamais trop de place et qui sait se faire discrète. Il ne veut pas dominer le salon, juste l’illuminer un peu. Son cadre fin lui donne ce côté propre.
En l’imaginant chez moi, j’ai vu le potentiel : posé au sol, légèrement incliné, il pourrait donner un air très hygge à l’espace.
C’est le miroir parfait pour dire : « Je suis simple, mais j’assure. »
Mais peut-être trop sage pour moi. Le cadre blanc se fond énormément dans le décor, et j’avais envie d’une pièce qui affirme davantage sa présence.
Candidat n°2 : Kaoze, Sklum
60 x 140 cm, aluminium, 99,95 €
Le miroir qui a vu Berlin, écoute du jazz expérimental et porte du lin même en hiver. Aluminium brossé, design pointu, ambiance loft industriel.
Lui, il a du caractère.
Il dit : « Je suis moderne, mais je ne me la raconte pas. »
J’aimais beaucoup cette personnalité.
Mais sa taille légèrement plus petite m’a laissée hésitante. Je voulais créer une vraie sensation de hauteur et d’ouverture, et je craignais de perdre cet effet avec un miroir moins grand.
Candidat n°3 : NISSEDAL, IKEA
65 x 150 cm, motif noyer, 59,99 €
Le bon copain fiable.
Celui qui dit : « Je suis simple, mais je sais mettre une pièce en valeur. »
Le noyer apporte exactement la chaleur que j’aime. Un rendu naturel, chaleureux, intemporel. Le prix est imbattable, la taille idéale.
Il se mariait parfaitement avec mes meubles en bois, mon rotin, et même ma plante monstera qui se prend pour une star.
Une option très sérieuse.
Candidat n°4 : Marco, métal doré
55 x 150,5 cm, 170,10 €
Et puis il y a Marco. Rien que le nom, j’ai l’impression qu’il sort d’une telenovela italienne. Le miroir porte très bien cette énergie.
Cadre en métal doré, fin, élégant mais jamais clinquant.
Une ligne élancée.
Une hauteur généreuse.
Une allure vraiment irrésistible.
Avec lui, mon salon se serait mis à parler avec un léger accent italien : « Bellissima, regarde comme la lumière glisse sur mon cadre… »
C’est le miroir chic, celui qui attire l’œil sans jamais en faire trop. Sur un mur blanc, il devient un bijou. Sur un mur coloré, il devient une pièce sculpturale.
Son prix, en revanche, impose le respect.
Mais pour un miroir avec autant de présence, j’avoue avoir beaucoup hésité.
L’impact environnemental d’un miroir
Quand on achète un miroir, on achète surtout du verre. Or le verre plat demande une quantité considérable d’énergie : les matières premières doivent être fondues à très haute température. C’est l’une des étapes qui génère le plus d’émissions de CO₂.
La fabrication d’un miroir ajoute encore des étapes : polissage, lavage, dépôt de la couche réfléchissante, peinture de protection. Chacune consomme de l’énergie.
Et surtout, les miroirs sont difficiles à recycler. Leur argenture contamine le verre et empêche souvent un recyclage traditionnel. Résultat : beaucoup terminent en décharge, où ils deviennent des déchets durables.
Les miroirs plus responsables
Quand on parle de miroir, on imagine rarement l’impact environnemental qui se cache derrière sa belle surface brillante. Pourtant, entre l’extraction du sable, la fusion du verre dans des fours à des températures monstrueuses, l’argenture, la peinture protectrice et la difficulté du recyclage, le miroir n’est pas l’objet le plus innocent du monde.
Heureusement, quelques fabricants commencent à se poser les bonnes questions.
L’un des leviers principaux consiste à intégrer du verre recyclé dans la fabrication. Ce verre récupéré, fondu, puis réutilisé permet de réduire le besoin en matières premières neuves. Moins de sable extrait, moins de transport, et surtout moins d’énergie nécessaire pour la fabrication, car le verre recyclé fond à une température plus basse que les matières premières vierges. C’est un petit geste industriel, mais qui fait une vraie différence.
On voit aussi de plus en plus d’efforts sur les finitions. La peinture de protection, qui scelle le revêtement réfléchissant, était autrefois très riche en solvants. Certaines usines proposent aujourd’hui des peintures à l’eau ou des formulations beaucoup moins polluantes, ce qui limite l’émission de composés organiques volatils dans l’air. Cela peut sembler anecdotique, mais à l’échelle d’une industrie, la différence est immense.
Enfin, il existe des alternatives très innovantes qui repensent carrément la notion de miroir. Certains panneaux miroir dits légers, par exemple, utilisent un film réfléchissant tendu sur une structure. L’avantage est double : beaucoup moins de verre (donc moins d’énergie, moins de poids, moins de transport), et une empreinte carbone parfois divisée par quatre ou cinq par rapport à un miroir classique. Cela ne remplace pas toujours le charme d’un grand miroir traditionnel, mais c’est une piste intéressante pour des projets où l’impact environnemental compte vraiment.
On sent que l’industrie cherche, tâtonne, teste. Rien n’est encore parfait, mais certains modèles montrent qu’on peut concilier esthétique et conscience environnementale sans se priver du plaisir de décorer.
Les miroirs Made in France
Si tu t’es déjà lancée dans une quête de miroir réellement fabriqué en France, tu sais que c’est une aventure en soi. Beaucoup de miroirs vendus par de grandes enseignes sont assemblés ou fabriqués hors d’Europe, souvent à l’autre bout du monde. Le Made in France dans ce domaine, c’est un peu comme une pépite : rare, mais précieux.
Pourtant, il existe de véritables ateliers français qui perpétuent un savoir-faire. Certains travaillent le verre, d’autres le bois massif, d’autres encore collaborent avec des designers pour créer des pièces uniques, presque sculpturales. Le Made in France ne signifie pas seulement proximité géographique, il implique aussi une chaîne de production plus transparente et une fabrication souvent plus soignée.
Voici quelques modèles qui valent vraiment le détour :
- Miroir Halo+, Valentin Lebigot
Un miroir artisanal, fabriqué dans un atelier français, avec un design simple, épuré et presque poétique. - Miroir en chêne massif Galo, Drugeot Manufacture
Un miroir qui respire la robustesse et la noblesse du bois massif français, travaillé avec une précision artisanale. - Miroir Circuit Ovale, Drugeot Manufacture
Un miroir à la forme douce, délicate, avec un cadre en chêne massif issu de forêts françaises gérées durablement. - Miroir Origine
Une pièce plus artistique, pensée comme un objet de décoration à part entière. On est dans le design pur, avec une vraie signature française. - Grand miroir Bia, Drugeot Manufacture
Majestueux, sculptural, en chêne massif, parfait pour devenir la pièce maîtresse d’un salon. - Miroir Francis, Petite Friture
Iconique, contemporain, reconnaissable entre mille. Une œuvre autant qu’un miroir. - Miroir mural, Miroir France
Plus accessible, mais entièrement fabriqué dans l’Hexagone, avec des matériaux choisis et un vrai souci du détail.
Ce qui me touche dans ces pièces, c’est qu’on sent la main de l’artisan. Le choix du bois, le ponçage, les finitions, tout est pensé pour durer. On est loin des miroirs uniformisés produits à la chaîne.
Ce que j’apprécie dans le Made in France durable
Ce qui me plaît particulièrement dans le Made in France, c’est cette alliance entre tradition et modernité. Les ateliers travaillent souvent avec du bois massif issu de forêts françaises gérées durablement. Le chêne, par exemple, est une ressource locale magnifique, solide, élégante, qui ne se démode jamais. Ce n’est pas juste un matériau, c’est un morceau de paysage français que l’on invite chez soi.
La fabrication locale a un autre avantage : elle réduit le transport, et donc les émissions. Pas besoin de faire traverser un miroir de 150 cm à un cargo depuis l’autre bout du monde. Tout est plus proche, plus logique, presque plus sensé.
Et puis il y a la question de la longévité. Un miroir de qualité, fabriqué en France avec du bois massif et un verre épais, peut durer plusieurs décennies. On le garde, on le répare si besoin, on le transmet même parfois. On ne remplace pas un tel miroir comme on remplace un miroir de grande distribution qui se déforme ou se raye au fil du temps. Moins de remplacements signifie aussi un impact écologique bien plus faible.
On gagne aussi en transparence. Les fabricants français communiquent davantage sur leurs matériaux, leurs techniques, leurs engagements. On sait ce qu’on achète, ce qu’on apporte chez soi.
Mes réflexions
Si je devais refaire toute la déco aujourd’hui avec une approche vraiment réfléchie, je privilégierais clairement les miroirs fabriqués localement. Pas par snobisme, mais parce que c’est plus cohérent. Choisir un miroir, ce n’est pas juste choisir un objet. C’est choisir son mode de production, les ressources utilisées, et la manière dont il va vieillir dans notre intérieur.
Et surtout, je choisirais un miroir conçu pour durer longtemps. Je préfère un bel objet que je garde quinze ans qu’un miroir bon marché que je remplace tous les deux ans. Au fond, la vraie écologie commence souvent par la durabilité, par le fait de ne pas multiplier les achats impulsifs.
Enfin, je réfléchis davantage à la fin de vie des objets. Si un miroir peut être donné, réparé, revendu, réutilisé, alors il continue de vivre sans devenir un déchet. C’est une vision beaucoup plus douce, beaucoup plus responsable de la consommation.
Combiner esthétique et conscience environnementale
Penser à l’environnement dans la déco ne veut pas dire sacrifier le style. Au contraire, cela donne une profondeur incroyable à nos choix. On ne se contente plus de décorer, on crée un espace qui a du sens.
Aujourd’hui, si je devais investir dans un miroir, je choisirais très probablement un modèle fabriqué en France, en matériaux durables, avec une démarche authentique et transparente. Et surtout, un miroir que j’ai envie de garder longtemps, avec lequel je me sens bien.
Parce que la déco la plus durable, c’est celle qui traverse les années avec nous, sans qu’on ait envie de la remplacer au bout de quelques saisons.






